La poliomyélite, causée par le poliovirus, était l'une des maladies les plus redoutées du XXe siècle. Grâce aux campagnes de vaccination massives, elle a été éradiquée dans la plupart des pays. Mais des poches persistent, notamment en Afrique, rendant la vigilance vaccinale indispensable.
Comment se transmet la polio ?
Le virus se transmet principalement par voie oro-fécale — eau et aliments contaminés par des selles infectées. Il peut aussi se propager par les gouttelettes respiratoires. Les enfants de moins de 5 ans non vaccinés sont les plus vulnérables.
Les formes cliniques
Dans 99 % des cas, l'infection est asymptomatique ou bénigne (fièvre, fatigue, nausées). Mais dans 1 % des cas, le virus attaque le système nerveux et provoque :
- Une paralysie flasque aiguë, souvent des membres inférieurs
- Des difficultés respiratoires si les muscles respiratoires sont atteints
- Des séquelles permanentes — la paralysie peut être définitive
Il n'existe pas de traitement curatif. La prise en charge est uniquement symptomatique.
La vaccination : unique solution
Deux types de vaccins existent :
- VPO (vaccin oral) — administré en gouttes, facile à utiliser lors des campagnes de masse
- VPI (vaccin injectable) — recommandé dans le calendrier vaccinal systématique
Le calendrier recommandé comprend au moins 3 doses dans la première année de vie, plus des rappels. Vérifiez le carnet vaccinal de vos enfants et complétez si nécessaire.
L'engagement de l'Afrique
La région africaine de l'OMS a été certifiée exempte de polio sauvage en 2020. Cependant, des cas de polio dérivé du vaccin oral continuent d'être signalés dans certains pays. La surveillance et la vaccination restent donc essentielles pour maintenir cette victoire.